Témoignages – Laure Raffy a choisi l’Arménie tout simplement !

Bare Dzez Hayastan!

L’effet papillon, boule de neige appelons le comme on le veut. Cela tient parfois à peu de choses. A un coup d’ œil sur une annonce, au détour d’une page web. A un « pourquoi » et surtout un « pourquoi pas » ? La curieuse idée de s’envoler vers une destination dont on ne connaît rien. Ni le pays, ni la langue, ni la culture, ni rien du tout. Ça semble un peu fou, c’est excitant. Le temps de défaire puis refaire sa valise. Le temps de reprendre son souffle et de commencer une nouvelle aventure. L’avion se pose sur le tarmac, me voilà partie pour 8 mois.

Mon aventure démarre dans la capitale, à Yerevan où mon organisme d’accueil Armenian Volunteer Corps me permet d’intervenir en tant que volontaire, dans deux organisations partenaires, depuis le mois d’octobre.

La Galerie Nationale, équivalent au Musée des Beaux Arts en France, gigantesque espace d’exposition, présentant la majeure partie de la collection nationale et HAYP Pop Up, galerie organisant des expositions d’art contemporain dans des lieux insolites. Une galerie bien engagée dans la promotion d’artistes émergents, en phase transitoire, concoctant des projets ambitieux. Les missions varient, j’apprends à travailler en Anglais, je tente de comprendre les enjeux de ces environnements professionnels. Je mets à profit mon goût pour l’écriture. Je produits des contenus, rédige des comptes rendus d’expositions, conçois des visuels, pour de prochaines expositions notamment. Les missions que l’on me confie résonnent avec mon parcours et mes aspirations.

Vivre ici m’apprend. Je me confronte aux difficultés de ne pas parler la langue, aux possibles incompréhensions. La majeure partie de la population communique en Arménien ou en Russe et ne parle pas Anglais. Les gestes du quotidien, faire des courses, commander un café, indiquer une adresse au taxi, relèvent d’un défi. AVC nous offre un accueil et un accompagnement assez exceptionnels. Il me permet de suivre des cours d’Arménien, de participer aux excursions chaque week-end si je le souhaite. C’est d’ailleurs ainsi que j’ai pu découvrir Artsakh et le Sud du pays, la frontière avec l’Iran, des endroits incroyables. Des paysages à couper le souffle et une population d’une infinie générosité. Cette aventure m’apporte, elle donne du sens à mes choix, me tient éveillée sur de nombreux sujets et j’ai hâte de voir quelle tournure elle va prendre sur la durée.

La question revient chaque jour alors, si vous vous demandez pourquoi l’Arménie, je vous répondrais, parce que l’Arménie, simplement.

 

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