Témoignages – Retrouvez Célia, Carla et Elisa en mission de volontariat en Inde

Bonjour à vous qui nous lisez,

Nous sommes actuellement 3 françaises en Service Civique à Sambhali Trust à Jodhpur en Inde. Tout d’abord il y a Elisa, 20 ans, arrivée en septembre 2018 pour une durée de 11 mois, ensuite Carla, 19 ans, et Célia, 26 ans, qui elles font parties du programme Eurasia Twin et sont arrivées en décembre 2018 pour 9 mois.

Nos arrivées, bien que décalées dans le temps, ont en commun la première impression que nous avons eu de Jodhpur : cette ville est un beau bordel organisé. Comme toutes européennes qui se respectent, nous sommes allées visiter les monuments principaux de la ville dès que nous avons eu le temps et notamment le Fort Mehrangarh qui surplombe la ville bleue. Saviez-vous que vous pouvez l’apercevoir dans le film The Dark Knight Rises quand Bruce Wayne s’échappe de la prison sous-terraine (le puit) ? Heureusement pour nous, il nous suffit de nous asseoir boire un café sur un rooftop de la ville pour avoir une magnifique vue de celui-ci.

Sinon, notre travail principal au sein de Sambhali Trust est d’apprendre l’anglais et les mathématiques à des femmes et enfants dans des centres d’autonomisation. A l’heure actuelle, Sambhali compte 7 centres à Jodhpur et 1 à Setrawa, un village dans le désert à 2h de route. Nous sommes toutes les trois dans des centres différents mais notre travail reste le même sauf pour Elisa qui passe ses après-midis à la guest house pour faire du travail administratif. Son travail principal est de rechercher des fonds financiers et plus de volontaires pour l’association. Le travail, bien qu’épuisant au début, est extrêmement enrichissant et les relations que nous avons nouées tant avec les femmes des centres que les professeurs ressemblent plus à des relations amicales que professionnelles. En plus de l’enseignement de l’anglais et des maths, tous les mercredis nous organisons dans tous les centres des workshops (séminaires) sur un thème différent afin de discuter et d’échanger sur autre chose (que les jours de la semaine en anglais) comme le droit des femmes ou les menstruations.

Pour ce qui est de notre vie en tant que volontaires, nous sommes tous logés à la guest house en dortoir à 4 pour Elisa et Carla, et en chambre individuelle pour Célia. Il y a vraiment une ambiance familiale qui y règne et Mukta, directrice de la guest house (et femme de Govind), est devenue notre « maman indienne » à nous toutes. Par exemple, Carla et Célia ont attrapé la grippe juste après le nouvel an et ont été obligées de rester au lit pendant une semaine, Mukta s’est occupée de nous comme si nous étions ses propres filles. Il n’y a rien que l’on puisse demander qui ne nous sera apporté aussitôt que possible et ça, le manager Bunti, s’assure que tous les volontaires aient tout ce dont ils ont besoin.

Il y a également un véritable sentiment de solidarité et d’entraide entre les volontaires que ce soit pour préparer nos cours ou workshops ou juste jouer aux cartes dans la cour intérieure le soir autour d’une bière. Il nous arrive assez fréquemment de sortir tous ensemble ou juste d’aller au cinéma. Le nombre de volontaires fluctue évidemment et la majorité est présente entre octobre et mars mais fin avril nous sommes toujours une douzaine avec principalement des français(es) et allemandes.

Pour ce qui est de notre adaptation à la vie indienne, elle n’a pas été trop difficile, le choc culturel n’a pas été aussi violent que ce à quoi on s’attendait, même si nous commençons un peu à souffrir de la chaleur (47 degrés actuellement et ça n’a pas fini d’augmenter). Nous prenons (ou avons pris) des cours d’Hindi deux fois par semaine à la guest house avec Nitya, une étudiante qui est adorable et avec qui nous sommes amies mais malgré nos efforts cette langue reste très compliquée à apprendre, il n’y a aucune règle de grammaire (Elisa est celle qui s’en sort le mieux mais bon, elle a 4 mois d’avance) !

Si nous devions conclure cette première partie de notre séjour,  nous vous dirions que comme dans toute association il y a des problèmes, que les indiens ne fonctionnent pas de la même manière que nous et donc qu’il faut faire preuve d’une véritable souplesse et ouverture d’esprit. Mais qu’une fois habitué, c’est une expérience extraordinaire durant laquelle nous avons et ferons des rencontres incroyables et qui permet une véritable réflexion sur qui nous sommes et ce que nous voulons faire de notre vie plus tard (Elisa pourra en témoigner, ce voyage lui donne envie de changer de future carrière totalement).

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