OPEN UP YOUR EYES – Les premières impressions de Cécile lors de son volontariat en Lituanie

Bonjour à tous, moi c’est Cécile !

Dans le cadre d’un Service Civique international, j’ai été sélectionnée pour partir huit mois en Lituanie, chez ChangemakersOn, une communauté qui soutien de jeunes entrepreneurs sociaux, en organisant différents programmes, comme des incubateurs ou des “boostcamps” et des “hackatons”, des camps intensifs de quelques jours pour mettre en place des projets, en lien avec l’entrepreneuriat social et solidaire. La Lituanie est un pays que je ne connais absolument pas, c’est peut-être un peu ça qui m’a motivée à postuler, en plus de la mission en elle-même évidemment !

Après une formation sur Marseille d’un mois, de novembre à décembre, le 9 janvier 2019, sera le grand départ ! Durant la formation, j’étais la seule du groupe à partir en Lituanie. Je savais qu’Eurasia Net était à la recherche de deux autres volontaires pour cette mission, mais jusque là, rien de concret. Mais environ deux semaines avant le départ, c’est confirmé, nous serons finalement bien trois à partir! J’aurais donc deux “binômes” (ou trinômes?) : Clotilde et Thibault. Ça permet à Simona, la directrice de ChangemakersOn, de nous trouver un logement pour tous les trois, à un prix plus qu’abordable. Durant la formation, quelques un des partenaires du programme EYES étaient venus sur Marseille, mais personne de ChangemakersOn n’avait pu venir, je ne savais donc pas du tout à qui j’aurais affaire. Mais en voyant à quel point elle s’est donnée pour nous trouver le logement parfait, nous nous sommes rapidement sentis en confiance.

Notre mission s’effectuera à Kaunas, deuxième plus grande ville de Lituanie, après Vilnius, la capitale. Sachant que finalement, il a été décidé que l’on commencerait tous à travailler en même temps le 15 janvier, et que la plupart des vols internationaux arrivent à Vilnius, nous avons décidé de faire d’abord un peu de tourisme. Ce sera sûrement un peu difficile de faire un programme de visites réellement construit, on arrive tous à des jours différents : j’arrive le mercredi 9, Thibault le 10, et Clotilde le samedi 12. On s’adaptera.

Petit détail qui peut avoir son importance, moins d’une semaine avant le départ, alors que je rencontrais Clotilde pour la première fois, je me suis faite voler mon sac, avec mes papiers d’identité, ma carte bancaire, ma carte vitale… Bref, ce qui peut être utile pour un voyage. Heureusement, il me reste un passeport, que j’avais fait faire avant de savoir dans quelle mission je serai prise. Ça. me permet de ne pas avoir à reculer mon départ.

Me voilà donc arrivée la première à Vilnius, un peu après 23h. Je suis partie de Marseille, avec une escale à Londres. Tout se passe comme prévu. Je suis un peu déçue d’arriver aussi tard, je n’ai absolument rien vu du paysage à l’atterrissage, je ne sais donc toujours pas où je mets les pieds. Pour ce qui est de ma première impression du pays, tout ce que je peux dire pour le moment, c’est qu’il fait froid! -13 d’après la météo de mon téléphone! Autant dire que je n’essaie même pas de marcher jusqu’à mon auberge, et je prends directement un taxi. Je sais que je me fais arnaquer, mais tant pis, je me renseignerai plus tard pour les bons plans, tout ce que je veux pour le moment, c’est dormir!

Je passe ma première journée à Vilnius seule, et malgré le froid mordant (ça ne s’est pas réchauffé), j’aime beaucoup la ville. Elle n’a pas du tout l’allure d’une capitale, plus d’une petite ville de province. Ici, tout peut se faire à pied. La plupart des bâtiments sont anciens, bien loin des blocs de bétons auxquels on pourrait penser quand on évoque un ancien pays de l’union soviétique. Et moi qui n’ai pas vraiment l’habitude de la neige, je suis fascinée par tout ce blanc.

A la fin de la journée, je suis rejointe par Thibault. Et bonne nouvelle, ma mère avait pu lui confier ma nouvelle carte bleue, arrivée juste au moment où je montais dans l’avion. Je vais donc pouvoir un peu mieux gérer mes dépenses! Nous continuons alors l’aventure Vilnius à deux le lendemain. L’avantage d’un froid pareil, c’est qu’il n’y a quasiment personne dans les rues, et nous n’avons aucun problème à circuler et prendre des photos.

Puis samedi arrive et c’est à Clotilde de nous rejoindre. Malheureusement pour elle, sa valise a été perdue en route (est-ce que tous les sacs autour d’elle disparaissent, ou c’est juste une impression?). Elle devrait être ramenée le lendemain à notre auberge, mais ça ne permettra pas de visiter grand chose. Normalement, nous partirons pour Kaunas le dimanche dans la soirée. Simona, qui a justement une réunion à Vilnius ce jour là, nous a proposé de passer nous prendre après, et d’aller à Kaunas ensemble.

Finalement, nous avons quand même réussi à faire un petit tour le samedi soir, et le dimanche matin, et goûter quelques spécialités lituaniennes. Depuis que je suis arrivée, j’ai goûté plusieurs plats différents, et si je ne suis pas forcément toujours très fan, on ne peut pas nier que ça aide bien à résister au froid! Pommes de terre, avec de la viande, puis de la crème, avec des morceaux de viande dans la crème. Et de l’huile aussi. Jusque là, je n’ai encore jamais réussi à finir mon assiette.

Dimanche, en fin d’après-midi, après plusieurs heures d’attente, un homme arrive à l’auberge, une valise rose à la main. Clotilde se jette dessus, on prévient Simona que nous sommes enfin prêts, et quelques minutes plus tard, la voilà! Souriante et enjouée, elle a l’air sympathique! On s’entasse difficilement dans sa voiture, avec tous nos bagages, mais on arrive à fermer les portes, et c’est parti !

A cette heure-ci, les routes sont dégagées, et il nous faut à peine plus d’une heure pour arriver à Kaunas. Pendant le trajet, Simona nous parle de la Lituanie, de son travail…c’est passionnant!

Nous arrivons finalement à notre château. Une “semi-house” dans un bâtiment tout juste rénové. La propriétaire est là également, pour nous faire découvrir les lieux. Nous sommes conquis ! Nous avons deux étages : au rez-de-chaussée, le salon, la cuisine, des toilettes, et même une pièce pour la machine à laver! A l’étage, deux chambres que l’on partagera, et une salle de bain. Tout est propre et neuf, c’est parfait. Puis, Simona nous emmène au bureau, juste à côté. Elle veut nous montrer les locaux, mais surtout, elle a des choses à nous donner et à nous prêter. Avec tous les camps organisés par ChangemakersOn, beaucoup de sponsors ont été impliqués, chacun envoyant des produits en grande quantité, bien plus que ce qui est nécessaire pour les camps. Nous nous retrouvons avec des draps, des couettes, des serviettes, mais aussi une quantité impressionnante de soupes en sachet, de nouilles instantanées, de couscous, ou encore de porridge ! Et des bières aussi. Sans alcool, tant pis. En tous cas, on devrait pouvoir survivre en autarcie quelques mois en cas de besoin! Après ça, Simona nous propose de nous amener au supermarché, pour acheter ce qui pourrait nous manquer. Je suis agréablement surprise d’une telle implication, ça fait plaisir!

Nos courses faites, nous pouvons enfin nous poser et apprécier notre demeure. Nous ne commençons que mardi, nous avons donc notre lundi de libre pour nous installer et découvrir un peu les alentours.

Mardi, c’est le grand jour. Simona nous a prévenus, on ne va pas pouvoir commencer à travailler à proprement parler directement. D’abord, il faut dégager nos bureaux. Jusque là, ils ont surtout été occupés par des stagiaires pour des périodes, et beaucoup de choses ont fini par s’entasser, sans réellement y trouver une utilité. Notre première mission sera de nous créer un environnement de travail agréable. On rencontre également l’équipe, nous sommes les seuls étrangers, et les autres ne parlent pas tous très bien Anglais, mais l’ambiance a l’air très bonne. Il faut essentiellement se débarrasser de classeurs. Enfin du contenu, on garde les classeurs vides. On passe des heures à désosser des classeurs d’anneaux de toutes tailles, en mettant les pochettes plastiques et les intercalaires de côté. A chaque fois que la pile semble presque vide, on nous ramène de nouveaux classeurs. On dirait que le rangement a donné des idées à tout le monde!

En milieu d’après midi, on a enfin des bureaux à nous ! Pendant ce temps là, Simona a réussi à nous trouver de nouvelles choses à mettre chez nous, pour décorer. Puis elle nous explique notre mission. Pour le moment, on va devoir s’occuper du site Internet. C’est elle qui l’a conçu, et il y a encore beaucoup de bugs et de pages vides. Durant la première semaine, on s’attèle à déceler les bugs, puis on se penche en particulier sur une page du site, qui parle des 17 objectifs de développement durable fixés par les Nations Unies. Simona avait commencé à chercher des exemples concrets qui ont pu être faits dans le monde, pour atteindre ces objectifs, c’est à nous de finir. C’est une tâche qui devrait nous prendre pas mal de temps, surtout que nous avons proposé de faire une page d’infographie pour chaque objectif. Moi qui adore dessiner, c’est une mission qui me plaît particulièrement!

La première semaine a été assez chargée, et comme nous habitons en périphérie, nous n’avons pas encore eu le temps de visiter le centre-ville. Justement, Migle une nouvelle volontaire est arrivée à ChangemakersOn, et Simona lui a confié comme première mission de nous faire visiter la ville.

Nous passons donc la journée de samedi, à faire le tour du centre en sa compagnie. La ville est magnifique, et Migle à l’air d’avoir bien travaillé son sujet, elle arrive à nous parler de l’histoire de tous les monuments que l’on visite.

Elle devrait nous faire des visites de ce type quelques semaines d’affilées, d’ailleurs, la semaine prochaine, elle nous emmène à Vilnius voir une fête des Lumières !

Pour le moment, je suis donc très contente de ma vie en Lituanie. Ça. ne fait que quelques semaines que je suis là, mais je sens que je vais m’y plaire !

Pour ce qui est des impressions générales, les Lituaniens ne sont pas très souriants en général, voir pas du tout, mais en discutant on se rend compte qu’ils ne sont pas si froids que ça. Les jeunes parlent plutôt bien Anglais, par contre les plus âgés ont tendance à parler Russe quand ils voient qu’on est étranger, ce qui n’est pas forcément très pratique. J’ai commencé à apprendre quelques bases de Lituanien, mais la langue est vraiment complexe, je ne pense pas que j’arriverai à pratiquer beaucoup durant mon séjour…

Pour les transports, le centre ville est très bien relié par les bus et les trams, par contre, dans notre quartier, c’est plus compliqué, et on s’est déjà retrouvé à marcher dans la neige pendant ce qui nous a paru une durée interminable avec nos gros sacs de courses, sans comprendre à quel arrêt on aurait du descendre. Puis nous avons découvert Taxify, le Uber local, qui nous sauve la vie. On peut aller d’un bout à l’autre de la ville pour moins de 4€ à nous trois ! On en profite !

Enfin je terminerai par un point météo. Au début, quand je suis arrivée, j’ai trouvé que les paysages sous la neige étaient magnifiques, que ça avait un côté féerique. Maintenant, même si j’apprécie toujours la beauté de tout ce blanc, je reconnais que je me suis adaptée aux coutumes locales : quand il se met à neiger, je râle ! Par contre, étrangement, les températures négatives ne me gênent pas tant que ça, tant qu’il n’y a pas de vent. J’ai quand même hâte du printemps, et de voir à quoi ressemble notre quartier sans toute cette couche de neige !

Ce sera tout pour cette fois, en espérant que ça en inspirera d’autres à partir à l’aventure et venir découvrir la Lituanie !

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