Témoignages – Le retour d’expérience de Faustine, après 4 mois au Cambodge

Je m’appelle Faustine, j’ai eu 23 ans ce mois-ci et je suis actuellement en mission de service Civique pour l’ONG Friends International. Friends International est une organisation basée à Phnom Penh, au Cambodge.
Des enfants aux jeunes adultes, l’ONG protège la jeunesse marginalisée en les aidant à s’intégrer dans la société cambodgienne. Par « marginalisée » on comprend ceux vivant dans la rue, sans famille, utilisant des drogues, les migrants ou encore les travailleurs sexuels.

Comment fonctionne Friends International ? Quel y est mon rôle ?
Friends International a établi une politique de volontariat particulière, assumée et justifiée : ses volontaires sont présents pour une longue durée et n’ont pas de contact direct avec les enfants. La raison ? Éviter un choc et /ou un attachement émotionnel des enfants à des volontaires qui, par principe, sont de passage.

C’est dans ce cadre que j’ai rejoins la branche de « The Childsafe Experience » entant que Chargée de communication et Designer graphique. The ChildSafe Experience est une entreprise sociale de Friends International qui propose 5 activités locales et éthiques (Tuktuk Hunt, Escape Game, Craft Workshop, Cocktail Making et Cooking Class) aux touristes dont les fonds récoltés sont réinjectés dans les programmes sociaux de l’ONG!

Durant chaque activité, les touristes peuvent ainsi découvrir la culture locale tout en apprenant à devenir des « voyageurs responsables » grâce aux 7 conseils créés autour de la protection de l’enfance en Asie du sud-est. J’ai donc rencontré mon équipe composée de Claire Perrez-Tejedor, une expatriée française et ma manager ainsi que de Srey Neang, une cambodgienne accueillant les touristes pour leur présenter notre projet et l’ONG. Grâce à cette expérience j’ai vraiment pu utiliser mes formations précédentes au profit d’une expérience professionnelle solide et découvrir le monde de l’entrepreunariat social. Aussi, les équipes composées de salariés et volontaires venant des quatre coins du monde me permettent de pratiquer mon anglais. J’ai pu remarqué que celui-ci s’améliore, il devient de plus en plus fluide et je me sens plus à l’aise (notamment à l’oral). La population locale maîtrise les basiques de la langue anglaise mais beaucoup ne parle que le Cambodgien… Soit! Comme la plupart des expatriés, j’ai donc décidé d’apprendre des bases de Khmer qui sont largement appréciées par les locaux. Même avec cette barrière linguistique, on arrive toujours à se faire comprendre et elle ne reste pas bien longtemps un frein à notre intégration.

Les premiers mois et l’arrivée du Covid-19
Je suis restée un peu plus de 2 mois à travailler dans les locaux de l’ONG avec toutes les autres équipes ainsi qu’à la Futures Factory, le lieu de convergences des entreprises sociales, de l’école et des formations professionnels de l’ONG. Puis est arrivé le virus Covid-19 qui a, on peut le dire, bouleversé ma routine cambodgienne. Dorénavant, je travaille à distance, depuis chez moi comme mes 2 colocataires français.
Des mesures et consignes de sécurité tels que la prise de température régulière, le lavage des mains, le port du masque, la distance sociale ou encore la fermeture temporaire d’une grande majorité de lieu de sorties ont été mis en place, mais pas de confinement obligatoire (bien que la culture locale et la prise de conscience collective pousse la population à rester chez elle de son propre chef). Pour l’instant (au 24/04/20), cela fait un peu plus d’une semaine que le nombre de cas stagne à 122. Nous restons à l’écoute des informations officielles divulguées par les autorités cambodgienne compétentes. Il me reste encore 3 mois à passer au Cambodge et malgré la situation, je compte bien continuer à profiter de ma nouvelle vie Cambodgienne aussi longtemps que je le pourrais.

La vie à Phnom Penh
Entant que volontaire, j’ai eu l’occasion de faire un bon nombre de rencontres. Entre amitiés éphémères avec des backpackers ou liens durables avec collègues, colocataires ou expatriés devenus amis, on ne s’ennuie pas beaucoup ici! La vie y est dépaysante; que se soit sur le plan culinaire, culturel ou au niveau des paysages.

J’ai pu, le temps d’un week-end me rendre sur l’île de Koh Rong Samloem, une véritable carte postale ! Le sable fin, la vie nocturne festive et les sourires des cambodgiens sont une véritable source de bonheur. Loin de l’eau turquoise bordant les îles, Phnom Penh n’est pas en reste. Encore en plein développement, la capitale ne manque pas d’activités pour découvrir l’histoire du pays ou le farniente de la vie asiatique. Ma famille devait me rendre visite en Mars, mais avec les événements actuels, le voyage a été annulé. Le programme touristique avorté par la même occasion, j’ai donc hâte de pouvoir continuer de découvrir Phnom Penh avec son réputé musée Tuol Sleng, ses ancestrales temples d’Angkor, ses cascades provinciales à Mondolkiri (et ses éléphants sauvages!), son île de la soie… . J’ai encore beaucoup de choses à découvrir!

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