Témoignage – Le volontariat de Charline en Moldavie

A la suite de l’obtention de ma licence, j’ai décidé de prendre une année de césure dans le but de partir vivre une expérience à l’étranger.

Je me suis donc renseignée sur différents sites comme Eurocircle, Eurasianet, France Volontaire etc. Je cherchais à réaliser un volontariat en lien avec mes études. J’ai donc trouvé un volontariat en Moldavie, au sein du Charity Centre for Refugees (CCR), une ONG qui s’occupe de l’intégration et du soutien des réfugiés en République de Moldavie.

J’avoue que la mission m’intéressait plus que le lieu, mais finalement j’ai adoré ce pays. C’est une autre culture, un style de vie différent, avec les traditions, des croyances et un peuple avec une histoire très intéressante.

J’ai pu, avant de partir, prendre contact avec mes futurs collègues et nos coordinateurs sur place. Je ne connaissais rien sur le pays à ce moment-là, mais je trouvais cela justement intéressant de ne pas aller « là où tout le monde va ».

Je suis partie avec ma meilleure amie, que je connais depuis longtemps, car elle aussi, en fin de master, cherchait à partir pour réaliser une expérience à l’étranger.

Une fois sur place, nous avons fait la connaissance de notre coordinatrice, ainsi que d’un autre volontaire européen, venus nous chercher à l’aéroport. Au niveau des logements, ADVIT (host organization) dispose de plusieurs appartements à Chisinau, loués à des locaux. Lors que les volontaires arrivent en Moldavie, ils sont donc affectés à un appartement (si possible en fonction de leur lieu de travail, pour ne pas être trop loin). La population de la ville n’est pas très élevée, mais la ville est très étendue. Nous sommes arrivées un week-end, donc avons commencé l’expérience de volontariat à partir du lundi. Notre coordinateur est venu nous chercher en bas de l’immeuble et nous a emmené dans nos associations afin de nous expliquer comment y aller et nous présenter nos collègues. Je trouve que cette « facilité » est très utile pour les personnes qui ont peut-être cette appréhension de ne pas réussir à se débrouiller seules au début.

Concernant mes activités, pendant les 3 premiers mois de mon volontariat, j’ai eu l’occasion de suivre l’équipe du CCR en meeting, de bénéficier de mes cours de langue (roumain) au sein même de mon ONG, de comprendre et observer leur façon de travailler, d’aller au TAC (temporary accomodation centre) pour distribuer les repas et ouvrir la pièce avec les vêtements de seconde main tous les vendredis, de rédiger des articles, d’organiser des meetings etc… Ensuite, ma semaine a été divisé autrement : 3 jours par semaine, j’allais au TAC où vivent les demandeurs d’asile, avec une de mes collègues. J’assistais les cours de langues, je faisais de la traduction pour le Ministère de l’intérieur du français à l’anglais (pour des demandeurs d’asile d’Afrique noire la plupart du temps), je distribuais les repas du midi, organisais des activités pour les enfants…

Au niveau de mon ressenti, je me suis très vite senti bien avec l’équipe qui était très soucieuse de me savoir à l’aise, et je dois dire qu’ils ont été un très gros soutien pour moi tout au long de mon expérience. En revanche, vis-à-vis des réfugiés, je pense avec le recul que le malaise du début était surement dû au fait que nous devions apprendre à nous connaitre. C’était nouveau pour eux comme pour moi, nous venions tous de pays différents, avec des cultures différentes, et vivions aujourd’hui dans un pays qui n’était pas le nôtre et avec une culture là encore différente. Mais l’aisance est venue petit à petit, puis nous avons commencé à rire, à se faire confiance, à comprendre les personnalités de chacun (et apprendre les noms aussi, parce que les prénoms ouzbeks par exemple, ce n’est pas toujours évident au début…).

Au niveau des volontaires, contre toute attente, nous étions près d’une 30aine à vivre à Chisinau, et à participer à différents types de volontariats. Nous avons donc très vite pu nous intégrer de cette façon-là également, connaitre des jeunes entre 18 et 30 ans, d’origines différentes là aussi. Cela m’a permis de fortement améliorer mon anglais. A la fin, nous étions devenus une petite famille, et des soutiens en plus les uns pour les autres. Je pense que cet aspect est très intéressant. Il y avait aussi bien des personnes qui sortaient tout juste du bac (ou équivalent), que des personnes ayant parfois déjà eu des CDI, mais voulant prendre une année pour découvrir autre chose.

Nous avons eu la chance, avec mon groupe d’ami et grâce aux congés autorisés dans le cadre du SVE, de partir à Bucarest pour le nouvel an. La Moldavie est un petit pays certes, mais cela permet de voyager dans les pays voisins assez facilement, et pour des coûts vraiment faibles. Nous sommes restés une semaine. Nous avons également pu aller à Kiev, puisque notre training session de mi-parcours se tenait là-bas.

Je pense que les expériences d’éducation « non-formelle » sont à promouvoir et à mettre en avant d’avantage, car dans mon cas, avant de m’y intéresser personnellement, je n’en n’avais jamais entendu parler au lycée et même dans le supérieur.

Pour conclure, je dirais que cette expérience est certes dépaysante, et peut faire peur, mais c’est surement le plus beau voyage que j’ai fait de ma vie et je ne regrette rien. Je pense que sortir de sa zone de confort aide à se découvrir. J’ai appris énormément de choses, que ce soit par le biais de mon volontariat, par les expériences de vie que j’ai partagé avec les autres volontaires, mais surtout, sur moi-même.

J’espère vraiment que ce témoignage pourra encourager d’autres jeunes à le faire.

Je suis entièrement disposée à faire part de mon expérience et si besoin, de communiquer avec de futurs volontaires.

Merci de m’avoir permis de le vivre.

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